vendredi 17 juin 2022

Jeu de dames, de Nicolas Druart

 

Toute est une question d'intention. Et de cohérence par rapport à cette intention. L'intention de Nicolas Druart, que j'ai eu le plaisir de rencontrer lors du dernier festival du polar de Lyon, est clairement de divertir ses lecteurs, de leur procurer des émotions fortes à base de suspense et de rebondissements incessants. Quitte à charger la mule. C'est parfois tiré par les cheveux, c'est parfois improbable, mais à partir du moment où on le sait, où l'on connaît les intentions de l'auteur, ça passe mieux. Et donc après avoir dévoré l'excellent Nuit blanche, j'ai également pris beaucoup de plaisir à lire Jeu de dames, véritable page-turner, un livre à grand spectacle, une bombe textuelle survitaminée, un roman à suspense haletant jusqu'au coup de théâtre final que je n'avais vraiment pas vu venir. 


Quel est le point commun entre un cadre supérieur spécialisé dans les finances, une ambulancière à son compte, et un jeune livreur de sushis ? Ces trois personnes ont pris en même temps, un soir d'hiver, la sortie 16 du périphérique toulousain. Et ont assisté au meurtre d'une joggeuse. Peut-être une nouvelle victime du Baba-Yaga. Un tueur en série qui enlève et assassine sauvagement, depuis plusieurs mois, des joggeuses. Quand la ville rose vire au noir... 

Je ne vous en dis pas plus et vous laisse le soin de lire ce thriller globalement bien ficelé, bien écrit dans un style plutôt simple, visuel et limpide, au service d'un récit fluide et composé de chapitres courts, qui ne laissent aucun répit aux lecteurs. L'intrigue est assez classique, il n'y a rien de révolutionnaire, mais l'ensemble est bien fichu, avec son lot de révélations et de surprises. Au final, un bon thriller divertissant à emporter dans ses valises et à déguster sur un transat au bord d'une plage ou d'une piscine. J'ai quand même préféré Nuit blanche, un huis clos captivant, que je vous recommande sans réserve. 

Nicolas Druart, Jeu de dames, Harper Collins Poche, 445 pages, sorti pour la première fois en France en 2019. 

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jeudi 9 juin 2022

Commis d'office, de Hannelore Cayre

 

Aux origines du phénomène Hannelore Cayre, avec Commis d'office, son premier roman publié en 2004, qui inaugure la trilogie Christophe Leibowitz. L'avocat le plus destroy, le plus déjanté de la littérature policière. Le plus désabusé, le plus cynique aussi. Hannelore Cayre a mis en scène ce personnage très politiquement incorrect dans deux autres romans Toiles de maître et Ground XO. Les mésaventures de l'avocat pénaliste servent de prétexte à l'auteure pour dresser un portrait au vitriol de la justice et des prisons françaises. Presque vingt ans plus tard, on n'a plus besoin de présenter Hannelore Cayre qui a acquis une immense notoriété avec notamment La Daronne, adapté au cinéma avec Isabelle Huppert dans le rôle principal. Un succès amplement mérité. 


Avec Commis d'office, Hannelore Cayre illustrait une veine encore peu représentée dans le polar, le tragi-comique, par une histoire pleine de rebondissements mais franchement noire, malgré son aspect déjanté. Je ne m'attarderai pas trop sur l'intrigue je vous laisse le soin de la découvrir, en gros l'histoire d'un avocat qui, pour s'enrichir, va basculer dans la délinquance professionnelle et se retrouver en prison. 

Si vous avez lu uniquement les opus les plus récents de l'auteure, je vous rassure tout de suite, dans Commis d'office, on retrouve tout ce qui fait la force de Hannelore Cayre: un style d'écriture direct, incisif, droit au but, un équilibre parfait entre roman noir et polar déjanté, et la dénonciation, sans concession, sans filtre, d'un milieu que l'auteure, avocate pénaliste au barreau de Paris, connaît très bien. Au final, un polar culte à se procurer de toute urgence. 

Hannelore Cayre, Commis d'office, Points, 416 pages, sorti pour la première fois en France en 2004.

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mercredi 25 mai 2022

Le Passager, de Jean-Christophe Grangé

 

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu entre les mains un roman de Jean-Christophe Grangé, qu'on ne présente plus. La plupart de ses thrillers ont été adaptés au cinéma ou à la télé. Son oeuvre traduite dans le monde entier l'a hissé depuis longtemps au rang d'auteur culte du thriller français. Pour ma part, j'ai adoré Le Vol des cigognes, Les Rivières pourpres et La Ligne noire, à ce jour mon roman préféré de l'auteur. Le plus grand serial killer thriller jamais écrit par un écrivain français. J'ai bien aimé Le Serment des limbes et Miserere. J'ai par contre péniblement terminé L'Empire des loups, et carrément arrêté Le Concile de pierre et La Forêt des mânes. Passant à d'autres auteurs, il y en a tellement dans le polar. Mais des amis lecteurs m'ont vivement conseillé de revenir dans l'univers de Jean-Christophe Grangé avec Le Passager. Dont acte. 

Bien m'en a pris, car Le Passager fait clairement partie des très grands crus de l'auteur. Ne vous laissez surtout pas impressionner par le nombre de pages - presque 1000 dans sa version poche - car vous ne les verrez de toute façon pas passer. En orfèvre génial du thriller diabolique, Grangé nous emmène loin, très loin dans les méandres tortueux de la psyché humaine, et de la mémoire. Ou plutôt de l'absence de mémoire. 

Et oui le thème de l'amnésie est une véritable arme de création massive pour de nombreux auteurs de thrillers, et représente un potentiel romanesque illimité, ici remarquablement exploité par un Grangé en pleine forme. Qui laisse libre cours à son imagination débordante. Et l'auteur ne manque pas d'inventivité c'est le moins que l'on puisse dire. 

Le Passager est une sorte de fil d'Ariane maléfique que les lecteurs vont petit à petit remonter afin de découvrir une terrifiante vérité. Le fil des identités multiples de Mathias Freire, ou Victor Janusz, ou Narcisse ou ... Une poupée russe infernale, un Inception machiavélique, un escape game complètement fou, une chasse à l'homme haletante sur fond de meurtres sanglants et rituels. L'auteur a construit une intrigue diabolique riche en suspense et en rebondissements, jusqu'au final apocalyptique. 

Des scènes chocs, des courses-poursuites, des retournements de situation, on en a pour son argent, Le Passager est un livre à grand spectacle, une histoire stupéfiante mettant en scène des personnages hors normes. Bref, un thriller littéralement hallucinant, bien écrit et remarquablement construit, qui m'a totalement réconcilié avec l'auteur. La Forêt des mânes m'avait beaucoup déçu tant au niveau de son intrigue que de son écriture. Le Passager est une totale réussite à tous les niveaux. 

Jean-Christophe Grangé, Le Passager, Le Livre de Poche, 984 pages, sorti pour la première fois en France en 2011.

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lundi 16 mai 2022

Noir côté cour, de Jacques Bablon

 

Votre polar je vous le sers comment ? Noir, court, et sans artifice s'il vous plaît. Ok, pas de problème, j'ai ça en rayon je vais vous le chercher de suite. Voilà, vous m'en direz des nouvelles, ça s'appelle Noir côté cour. Et oui, c'est noir, et court, et sans gras, sans fioritures, c'est direct, ça va à l'essentiel, ça se déguste d'une traite. 

Vous l'aurez compris à la lecture de cette introduction, j'ai vraiment bien aimé ce récit d'une efficacité redoutable. Mélange de polar d'enquête classique et de roman noir de critique sociale. L'essentiel de l'action se déroule donc dans la cour d'un immeuble parisien. Les personnages principaux sont les habitants. Bon comme on est dans le domaine du polar noir, forcément la plupart de ces personnages ne vont pas rester vivants bien longtemps. 

Partons du haut, du cinquième et dernier étage, pour y trouver Galien Rivière, alias Gal, un jeune homme solitaire qui vivote de petits boulots et habite dans un studio appartenant à son père. Qui possédait tout l'immeuble mais vend petit à petit tous ses biens immobiliers pour éponger ses dettes se jeu. Gal sait donc qu'il est en sursis et que le studio sera bientôt mis en vente. 

Au quatrième étage, on trouve un couple de trentenaires. Guillermo et Dorothéa. Qui ne comprend plus le comportement de son homme. Dorothéa est persuadée que Guillermo est tombé amoureux de la fille du deuxième étage. Tasamina, une jeune femme d'origine étrangère hébergée par Ugo Lighetti, qui travaille dans une association d'aide aux migrants. Ugo, qui vit seul depuis que sa femme est morte et que ses deux enfants ont quitté, dans la foulée, le foyer. Ugo, qui a ses secrets inavouables. 

Et enfin, au premier étage, habitent provisoirement deux activistes lettons, qui doivent prendre la fuite au plus vite, et qui risquent d'être accusés, à tort, du meurtre d'un importateur de pistaches habitant au troisième étage de l'immeuble. Tout un programme, et croyez-moi vous n'êtes pas au bout de vos surprises, de l'action, du suspense, des rebondissements, vous allez en avoir. 

Bref, un très bon polar écrit dans un style incisif que je vous recommande vivement. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais il y a aussi beaucoup de symboles dans ce livre, ainsi qu'une belle réflexion sur la vie. Dorothéa, finalement l'un des personnages les plus abjects du livre, qui refuse d'avoir un enfant en invoquant un argument extrême. Et qui, en plus, n'est pas la véritable raison. La véritable raison étant qu'il n'y a aucun amour dans son couple. Et globalement la jeune femme est incapable d'aimer, par contre elle est capable de beaucoup de haine. Et forcément, à comportement extrême, raison extrême. Mieux vaut donc qu'elle ne devienne pas mère. 

Et à l'inverse, deux gentils, deux belles âmes, deux écorchés vifs, dont je ne dévoilerai pas l'identité, vont finir par se trouver et par s'aimer. Et par, naturellement, faire un enfant qu'ils élèveront à la campagne, dans le respect de la vie et de l'environnement. Car en général, pas toujours, mais en général, les gentils font des enfants gentils, et le monde manque cruellement de gens gentils, vous ne trouvez pas ? 

Jacques Bablon, Noir côté cour, Jigal Polar, 183 pages, sorti pour la première fois en France en 2021. 

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mercredi 4 mai 2022

Laisse pas traîner ton fils, de Rachid Santaki

 

Laisse pas traîner ton fils si tu veux pas qu'il glisse. Titre et refrain de la célèbre chanson du groupe de Rap Suprême NTM, à la fin des années 90. Chanson crépusculaire qui n'a rien perdu de son actualité. Dans ce court "romanquête", les trois fils qui glissent ne pourront certainement jamais remonter la pente, car ils ont commis l'irréparable: battre à mort un jeune homme de 17 ans, filmer ce lynchage d'une violence inouïe, et diffuser le tout sur les réseaux sociaux. Les trois jeunes, deux majeurs et un mineur, issus de quartiers prioritaires de la politique de la ville, sont rapidement arrêtés puis incarcérés dans l'attente de leur procès. Rachid Santaki raconte ce procès et cherche surtout à comprendre comment Damien et Moussa en sont arrivés à commettre un meurtre aussi sauvage, et pourquoi le jeune Sofiane n'a pas essayé de sauver le pauvre Mathieu alors qu'il filmait cet acte ignoble. 

Ce livre choc n'est pas vraiment un roman, et s'inspire d'un fait réel. Ce livre est une immersion au coeur de la violence urbaine. C'est un outil de compréhension. Auteur confirmé et engagé, issu de ces mêmes quartiers sensibles, Rachid Santaki pose le problème, et cherche, avec beaucoup d'humilité, les causes profondes qui peuvent conduire à de tels effets. L'auteur va notamment suivre le procès de ces trois jeunes et nouer un contact particulier avec Sofiane et son entourage. Cerner la psychologie des auteurs de cet homicide, comprendre leurs motivations profondes. Aux racines de la violence. 

Laisse pas traîner ton fils est donc une analyse lucide de la violence dans l'ensemble de notre société, et plus particulièrement au sein des jeunes générations. Violence sur fond de trafics de drogue et d'affrontements entre de jeunes bandes rivales. Des guerres de cité, mais pas seulement. Ou plus seulement. La violence urbaine n'est pas un phénomène nouveau mais ses causes et ses effets suivent une évolution globale de la société. L'auteur pointe notamment du doigt le rôle dévastateur des réseaux sociaux sur le comportement des jeunes. Dans la société en général, dans le monde en général. 

Je ne tiens pas à en dévoiler davantage mais je vous recommande vivement de lire ce roman coup de poing écrit avec beaucoup d'humilité, de pudeur et d'empathie. La construction de ce récit est assez décousue, dépouillée, car à l'image du cheminement intellectuel suivi par l'auteur. Je peux me tromper mais de mon point de vue Rachid Santaki a essayé de repartir de zéro afin de ne pas se limiter dans sa réflexion et sa volonté de comprendre les raisons d'un tel acte, d'expliquer l'inconcevable. Presque un exercice de tâtonnement, très dur pour l'auteur qui a grandi dans ces cités et vit avec sa famille à Saint-Denis. La prise de recul ne peut pas être complète, le vécu et l'expérience sont importants mais il faut essayer de s'affranchir de certaines croyances ou certitudes pour ne pas passer à côté d'un élément déterminant. 

Enfin, je trouve que l'auteur fait très bien ressortir le fait qu'ici on n'est vraiment pas dans le monde des bisounours. C'est un fait, des jeunes ne s'en sortiront jamais, alternant les séjours en prison et les remises en liberté, certains d'entre eux ne feront pas de vieux os. Un nombre loin d'être négligeable. Au final, un livre à la fois intéressant, saisissant et terrifiant. 

Rachid Santaki, Laisse pas traîner ton fils, Points, 185 pages, sorti pour la première fois en France en 2020. 

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vendredi 22 avril 2022

La défaite des idoles, de Benjamin Dierstein

 

Petit conseil avant d'entamer la lecture de ce thriller politique hors du commun, lisez La sirène qui fume. En effet, La défaite des idoles est en quelque sorte la suite de La sirène qui fume, un thriller décapant, décoiffant, et violent. Le premier roman de Benjamin Dierstein, que j'ai eu le plaisir de rencontrer en début de mois, lors du festival international du polar de Lyon. L'auteur m'a remercié pour ma critique très enthousiaste à l'égard de La Sirène qui fume tout en espérant que le deuxième opus, La défaite des idoles, réveille les mêmes sensations. Et bien, la réponse est clairement oui, un grand, un très grand oui. J'ai été captivé par ce polar très politique, plus politique que La sirène qui fume. La défaite des idoles repose sur une intrigue complexe et sur des personnages ambigus à souhait au coeur de la corruption moderne. 

Ce livre est un roman, une oeuvre de fiction, mais qui s'inspire de faits réels, implacables, et souvent terrifiants. Benjamin Dierstein dévoile, sans aucune concession, les coulisses peu reluisantes d'un affrontement sans merci entre deux forces politiques. En effet, l'action de ce polar puissant se déroule pendant les quelques mois qui précèdent l'élection présidentielle de 2012. L'UMP du président sortant Nicolas Sarkozy et le PS du candidat François Hollande se livrent un combat sans merci pour remporter la victoire. Oui un combat sans merci au cours duquel tous les coups sont permis. Oui, tous les coups. Les informations fournies par Benjamin Dierstein sont sidérantes. L'auteur a construit une intrigue internationale aux multiples ramifications, et surtout aux nombreux rebondissements. Un mélange épicé de fiction et de réel. Bluffant !

La défaite des idoles est une histoire à la fois stupéfiante et noire comme le cauchemar, qui met en scène des personnages hors normes. Plus particulièrement les deux principaux protagonistes qui racontent l'histoire. Les chevauchements de deux voix, celle de Christian Kertesz, que les lecteurs de La sirène qui fume connaissent bien. Un ex-flic tourmenté et malade devenu trafiquant de drogue à l'international, qui enquête également sur la mort suspecte de son meilleur ami. Et qui découvre petit à petit une effroyable vérité tout en essayant d'échapper à la police, et plus précisément à Laurence Verhaegen. La deuxième voix de ce livre, qui veut faire tomber Michel Morroni, lui aussi un ancien flic devenu trafiquant de drogue, et associé à Kertesz, pour le pire. Laurence participe également aux manoeuvres de l'UMP pour faire réélire Sarkozy. 

Laurence Verhaegen et Christian Kertesz, engagés dans un duel à mort, un opéra politico-policier tragique, avec un suspense hallucinant. L'auteur nous emmène loin, très loin dans les méandres tortueux d'un monde qui s'articule autour de l'argent, du pouvoir et de la politique. Et de la folie des hommes.

Sur la forme, on retrouve tout ce qui fait la force de l'auteur, un style d'écriture direct, cru, sans concession, sans fioritures, au service d'un récit d'une extraordinaire fluidité. De l'action, des scènes chocs, des émotions fortes, de la réflexion, du suspense, du tragique, tout y est, dans ce polar charpenté, crédible, qui s'appuie sur un solide fonds documentaire. De nouveau un gros coup de coeur, le deuxième volet réussi d'une trilogie qui fera date dans l'histoire du polar !

Benjamin Dierstein, La défaite des idoles, Points, 720 Pages, sorti pour la première fois en France en 2020. 

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vendredi 1 avril 2022

Que les ombres passent aux aveux, de Cedric Lalaury

 

Le 20 juillet 2020, j'avais posté une critique plutôt positive sur le premier roman de Cedric Lalaury Il est toujours minuit quelque part. Un thriller psychologique classique et efficace. Sans plus. Pas un coup de coeur, mais pas un coup de griffe non plus. J'ai donc décidé de lire le second roman de cet auteur français, qui se situe dans la lignée des Michel Bussi, Valentin Musso et autres Alexis Aubenque et Harlan Coben. Et clairement Cedric Lalaury monte en puissance au niveau de l'intrigue et de l'atmosphère du roman. Que les ombres passent aux aveux est un polar noir, une sorte de huis clos qui sent la poudre et l'atmosphère viciée d'une petite bourgade isolée de la Caroline du Sud, dans le Deep South américain. C'est l'histoire d'une jeune femme brisée par la vie qui revient dans son village d'origine pour enquêter sur un massacre familial, perpétré des décennies plus tôt. 

Sur le fond, Que les ombres passent aux aveux repose sur une intrigue complexe, riche en suspense et en rebondissements, et des personnages ambigus à souhait dans une ville remplie de secrets inavouables et de fantômes bien vivants. Car il flotte autour de tous ces drames familiaux une aura sombre, très sombre. Je trouve que l'auteur a gagné en crédibilité sur le terrain de l'intrigue, il y a plus de consistance, de profondeur.

Sur la forme, le récit est globalement bien construit, et bien écrit, dans un style simple, limpide. Mais je trouve que cela manque parfois de rythme, de punch, de fluidité. Mais au final, l'impression d'ensemble est clairement positive, Que les ombres passent aux aveux est vraiment un bon thriller psychologique à l'américaine, avec son lot de surprises et de révélations. Je lirai donc le troisième roman de l'auteur quand il sortira en poche. 

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