mardi 2 février 2016

HARCELÉE

JASON STARR

____________________________________________

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie Ollivier-Caudray
Editions Rivages
Poche 432 pages
Première publication:
2007 (Etats-Unis)
2008 (France)
____________________________________________

De la bonne série B sans prise de tête


"C'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit avoir envie de se marier." Le célibataire en question, c'est Peter Wells. Officiellement, Peter est réceptionniste dans un club de fitness à Manhattan, et ambitionne de devenir coach sportif. Officieusement, Peter a accepté ce job pour être au plus près de la femme qu'il aime depuis toujours, Katie Porter, une jeune yuppie new-yorkaise, en couple avec Andy, THE queutard de base. Peter a beaucoup de projets pour Katie, et il ne reculera devant rien pour séduire la jeune femme. Ha oui j'ai oublié de vous préciser un truc important: Peter Wells fait partie de ces gens qu'on ne devrait pas laisser en liberté. Oui, Peter est dangereux, il est même complètement barje, mais barje dans le très mauvais sens du terme!!

Très franchement, Harcelée n'a pas vocation à révolutionner le roman policier, ce n'est pas un polar incontournable, indispensable. Non, Harcelée, c'est de la bonne série B, c'est bien fichu, c'est un suspense sympa qu'on dévore vite fait sur un transat au bord de la piscine. C'est bien écrit, dans un style simple, à base de dialogues crus, bruts de décoffrage. Jason Starr ne fait pas dans la finesse, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais il a le don de vous embarquer dans son histoire, et de vous captiver, même si l'histoire en question ne casse pas des briques niveau originalité.


Ce que j'ai aimé aussi dans ce récit à plusieurs voix, c'est qu'une même scène est présentée à travers plusieurs points de vue successifs. Et la perception de la réalité peut être très différente d'un personnage à l'autre. Cela donne du piment à l'histoire, et c'est même parfois franchement comique. 


Au final, Jason Starr signe un divertissement sympa, plein d'action, de suspense, et aussi d'humour. Ce n'est pas très original, c'est du polar "de gare", sans prise de tête, vite lu, et vite oublié! 


Dans le même genre sur ce blog:

Juste une ombre, Karine Giébel