mardi 9 janvier 2024

La Promesse, de Tony Cavanaugh

 

Je vais attaquer cette nouvelle année par une critique envers les éditions Sonatine, qui ont publié, à l'origine, les romans de Tony Cavanaugh en grand format. Celle et ceux qui me suivent depuis maintenant presque dix ans - que le temps passe vite - savent que je n'aime pas trop faire ça, mais je trouve vraiment dommage le fait que l'ordre chronologique de la série Darian Richards n'ait pas été respecté. En effet, La Promesse est bien le premier roman de Tony Cavanaugh, et donc la première enquête de son personnage phare Darian Richards, le Harry Callahan australien. Pourtant, Sonatine a publié L'Affaire Isobel Vine, sa deuxième enquête, avant La Promesse. C'est dommage parce que l'évolution psychologique de cet ancien flic solitaire, torturé, tenace et violent tient une place centrale dans les romans de cet auteur australien. 

Ceci étant écrit, je vous recommande donc de lire La Promesse en premier. Même si j'ai préféré, et de très loin, L'Affaire Isobel Vine, je le reconnais. Je pense que, dans ce premier roman, Tony Cavanaugh a surtout voulu poser les bases de sa série policière, en se concentrant sur son personnage principal, au détriment de l'originalité. 

Darian Richards était le meilleur flic de la Criminelle de Melbourne, un crack avec un taux d'élucidation d'affaires record. Mais les morts souvent violentes, la noirceur de cette ville, et les affaires irrésolues  ont fini par avoir raison de sa santé mentale et de son sommeil. Pour ne pas sombrer davantage, Darian a choisi une solution radicale, la fuite. L'ex-flic vit désormais dans un bled paumé de la Sunshine Coast. Mais va quand même reprendre du service en traquant un redoutable tueur en série. Une chasse à l'homme sur un terrain aussi exotique qu'impitoyable. 

Au final, un polar très noir, de bonne facture mais qui ne révolutionnera pas le genre, loin s'en faut. On est sur du serial killer thriller classique. Je salue cependant le courage de l'auteur qui nous plonge, sans filet, dans la tête de son tueur sans tomber ni dans la caricature ni dans la facilité. En outre, le dépaysement est garanti. Sur la forme, c'est globalement plutôt bien écrit malgré quelques maladresses et quelques longueurs. Mention assez bien, mais comme je l'ai déjà souligné, ça s'améliore grandement dans le deuxième roman de l'auteur. 

Tony Cavanaugh, La Promesse, Points, 470 pages, traduit de l'anglais (Australie) par Paul Benita, sorti en 2012 (Australie) 2018 (France)

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