lundi 15 juin 2015

DES GENS BIEN

MARCUS SAKEY

_______________________________________

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par 
Séverine Quelet
Editions Pocket
377 pages
Première publication:
2008 (Etats-Unis)
2009 (France)
_______________________________________

Toute la redoutable efficacité du thriller américain


"C'était ça la vie. On croyait comprendre les choses, savoir faire la différence entre le bien et le mal, et puis, soudain, il se passait une chose qui redéfinissait complètement notre échelle de valeurs." La chose en question c'est la découverte accidentelle de 400 000 dollars en billets usagés chez votre locataire, décédé d'une crise cardiaque. Que faites-vous? Soit Vous remettez l'argent à la police, car vous vous dites que ça sent mauvais. Soit vous gardez cet argent, parce que, bordel, c'est pas tous les jours qu'on tombe sur une telle somme. Tom et Anna Reed, jeune couple représentant la classe moyenne américaine, ont choisi de garder l'argent. Ils n'auraient pas dû...

Si vous cherchez un suspense à emporter à la plage, un fast book vite lu et sans prise de tête, un furieux page turner palpitant, mené avec une dextérité hors du commun, un thriller calibré comme seuls les américains savent les écrire, Des gens bien est pour vous. Une intrigue rondement ficelée, sans temps mort, qui va à cent à l'heure. Une tension et un suspense qui ne faiblissent jamais, un couple attachant auquel on s'identifie. Bref, un thriller d'une redoutable efficacité.

Mais même si le but premier de ce polar est de divertir le lecteur, j'y ai vu également une réflexion sur la vie, notamment sur la question des choix qui jalonnent l'existence de chaque individu. L'auteur n'est pas entré dans le jugement facile du style "ce n'est pas bien d'avoir gardé cet argent", non, car si la situation se présentait, que ferions-nous? on a beau se dire qu'on est des gens bien, avec des principes, des valeurs, on ne peut pas prédire à l'avance nos réactions. Parce que même si l'argent ne fait pas le bonheur, dans nos sociétés occidentales, il y contribue beaucoup. Alors, si vous trouvez un jour 400 000 dollars en liquide, que ferez-vous? Une chose est certaine, une fois que le choix est fait, il faut l'assumer jusqu'au bout, quel qu’en soit la contrepartie. Car il y a toujours une contrepartie. Et dans ce roman, qui ne laisse aucun répit au lecteur, la contrepartie est énorme!!

Dans le même genre sur ce blog: