mardi 10 novembre 2015

LE DERNIER COYOTE

MICHAEL CONNELLY

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Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par 
Robert Pépin
Editions Points
504 pages
Première publication:
1995 (Etats-Unis)
1999 (France)
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Le meilleur opus de la série Harry Bosch



Le Dernier Coyote est pour moi le roman le plus attachant, le plus émouvant de ce serial créateur de bestsellers qu'est Michael Connelly. Nul besoin de présenter cet auteur et son personnage fétiche, le célèbre inspecteur Hieronymus Harry Bosch, figure désormais mythique de la littérature policière contemporaine. 

Le Dernier Coyote raconte la traque par Bosch de l'assassin de sa mère, une prostituée du nom de Marjorie Lew. Celle-ci a été sauvagement assassinée lorsque Bosch était enfant. L'affaire n'a jamais été résolue. Le tenace Bosch va donc jeter toutes ses forces dans la bataille, pour retrouver le tueur, et se retrouver lui-même! En effet, l'inspecteur traverse une passe difficile, car il n'est plus inspecteur jusqu'à nouvel ordre. Il a rendu son insigne, ce qui est insoutenable pour lui. Car son métier c'est sa vie, Bosch donne tout pour rendre justice!

Le Dernier Coyote est un passionnant whodunit doublé d'une réflexion sur la vie, et sur le temps qui passe. Une enquête pleine de suspense et de rebondissements, un furieux page turner impossible à poser avant la toute dernière page. Comme toujours avec Connelly, tout est subtilement et efficacement contrôlé, le suspense va crescendo, et l'incroyable vérité sur la mort de la mère de Bosch apparaît peu à peu, jusqu'au dénouement final. C'est du grand art, et c'est un très grand Connelly.

Enfin, ce polar permet de mieux cerner ce personnage complexe qu'est Harry Bosch, sorte de bombe humaine au service de la vérité. Un homme droit, intègre et (trop) déterminé, mais fragile aussi. Un homme qui a les défauts de ses qualités, et qui doit faire face à ses propres démons. Avec Le Dernier Coyote, Connelly apporte donc de la profondeur et de l'épaisseur à son personnage, lui insuffle plus d'humanité, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire. Un polar émouvant et haletant du début à la fin, et un bel hommage à James Ellroy, dont la propre mère avait été assassinée dans des circonstances similaires. 

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