vendredi 10 janvier 2020

MILLÉNIUM 1 Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson


Je me suis toujours dit que le premier polar que je lirai en 2020 sera Millénium 1 Les hommes qui n'aimaient pas les femmes. Quinze ans après sa sortie en Suède. Et quinze ans plus tard, vous pouvez vous balader dans l'importe quel rayon librairie du supermarché du coin, et vous y trouverez forcément ce livre dans sa version poche. Incroyable, quand on pense que des centaines, que dis-je, des milliers de polars sont publiés chaque année. Mais Millénium 1 est toujours là. Bon certes, la poursuite de la saga par David Lagercrantz ainsi que les nombreuses adaptations télévisuelles et cinématographiques entretiennent le mythe. Mais les faits sont là, et que l'on aime ou que l'on n'aime pas, on ne peut que constater ceci : il y a clairement eu un avant et un après Millénium dans l'univers du polar. La plus populaire des sagas policières a fortement contribué à l'explosion et à la notoriété du genre. Et la Scandinavie au sens large du terme est devenue un haut lieu du roman policier.

Partant de ce constat, j'ai forcément abordé la lecture de ce pavé (plus de 700 pages dans sa version poche), avec un niveau d'attente très élevé. Et avec une grande curiosité. En me demandant comment, et surtout pourquoi le livre que j'avais entre les mains fait certainement partie des romans policiers les plus lus au monde. Alors Les hommes qui n'aimaient pas les femmes est-il un chef d'oeuvre incontournable qui se distingue clairement de la masse ? Pour moi, la réponse est oui. J'ai littéralement dévoré ce monstrueux bestseller qui mérite son énorme succès. Et qui donne clairement envie de lire les autres opus de la saga.

Le but de cette critique est d'expliquer, selon moi, les raisons de ce succès. Je ne vous résumerai pas l'intrigue, qui doit être connue de la plupart d'entre vous. Je ne vois donc pas l'intérêt de m'y attarder.

Tout d'abord, Millénium 1 possède tous les atouts pour transporter aussi bien l'amateur d'intrigues politico-financières complexes que l'amateur d'énigmes criminelles tordues. Il y a en donc pour tous les goûts. L'histoire est très bien ficelée, et riche en suspense et en rebondissements. Une fois qu'on a commencé, on ne peut plus s'arrêter, c'est une lecture totalement addictive.

Ensuite, Millénium 1 séduit par le style d'écriture de son auteur, et par la construction impeccable du récit. Un style incisif, percutant, vif, au service d'un récit fluide et captivant de bout en bout. 

Enfin et surtout, ce roman à suspense repose sur ses deux personnages principaux, les désormais mythiques Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist. Ce duo totalement improbable d'enquêteurs, prêt à tout pour découvrir la vérité sur la disparition d'Harriet Vanger. Et faire tomber un industriel suédois corrompu. Nos deux héros, un journaliste déchu en quête de rédemption et une jeune femme surdouée et tourmentée,  ont du pain sur la planche. 

Au final, ce polar devenu culte dégage une puissance indéniable. C'est une oeuvre complexe, dure, et surtout une histoire stupéfiante mettant en scène des personnages hors normes. Surtout Lisbeth Salander, à la fois fascinante et dérangeante, et qui est loin d'avoir livré tout son potentiel et tous ses secrets. 

Stieg Larsson, Millénium 1 Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Babel, 705 pages, traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain, sorti en 2005 (Suède) 2006 (France)

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