mercredi 16 juillet 2014

La guerre des vanités, de Marin Ledun


Quels vilains secrets se cachent entre les murs de Tournon, petite ville au bord du Rhône, une ville où tous se connaissent, s’épient, se protègent? Pourquoi un enfant de dix ans saute-t-il par la fenêtre sous l’œil d’une caméra? Cette mort marque le début d’une série de suicides dont les victimes sont à peine adolescentes... Tandis que le lieutenant Korvine, en charge de l’enquête, essaie de comprendre quel vent de folie balaie Tournon, les enfants continuent à mourir...

Un roman noir étouffant, qui dévoile les coulisses d’une ville de province mortifère, et qui pose de nombreuses questions de société, notamment l’accès à l’information de masse, ses conséquences sur la vie de nos adolescents et sur la responsabilité parentale. 

Des parents totalement dépassés par les moyens technologiques qui sont à la disposition de leurs enfants. 

Bien sûr, l’intrigue taillée au couteau, le suspense et les rebondissements sont au rendez-vous, les dialogues sont percutants, oppressants. 
Le personnage principal, le tourmenté lieutenant Korvine, vaut vraiment le détour, véritable  bombe humaine au service de la vérité. Une vérité dérangeante, très dérangeante. Un roman noir majeur, peut-être l’un des meilleurs de la dernière décennie.

Marin Ledun, La guerre des vanités, Gallimard, 416 pages, sorti en 2010.