dimanche 7 octobre 2018

Redemption road, de John Hart


Redemption road, la route de la rédemption, chaotique, tortueuse, dangereuse, maléfique. Vous qui empruntez cette route, laissez toute espérance, et attendez-vous à entendre un chant funèbre sur un monde de démence et de sang. Un monde ou plus précisément une ville située en Caroline du Nord, une cité de la peur débordante de tension et de violence, et remplie de secrets et de trahisons. Mais peut-être existe t'il un espoir en de meilleurs lendemains pour les deux personnages principaux du nouveau thriller de l'américain John Hart, qui dévoile les coulisses mortifères d'une ville frappée de plein fouet par la crise économique. Redemption road est donc un mélange de thriller psychologique et de roman noir, mettant en scène deux personnages hors normes embarqués dans une histoire pure et dure. Adrian Wall qui sort tout juste de prison après avoir purgé une lourde peine pour un crime qu'il n'a peut-être pas commis. Un quadragénaire brisé au corps recouvert de cicatrices, qui a été torturé par le terrifiant directeur de la prison et ses sbires. Des pourritures de la pire espèce qui vont continuer à le traquer, bien décidés à le faire parler. Car Adrian serait détenteur d'un secret qui vaut de l'or. Et Elizabeth Black, une femme solitaire et torturée qui vient d'être démise de ses fonctions de flic pour avoir tué deux homme. Liz et Adrian, deux écorchés vifs embarqués dans un engrenage infernal, qui semblent diaboliquement liés à un redoutable tueur en série de femmes. Il y a des fruits pourris dans toute la ville !

John Hart écrit peu mais écrit bien, j'adore son style sauvage, spectaculaire, dense, son sens du détail, son art des dialogues incisifs, et sa capacité à créer des atmosphères angoissantes et suffocantes. Son dernier roman Redemption road démontre une nouvelle fois le talent de John Hart pour échafauder des scénarios très élaborés, diablement efficaces, et camper des personnages forts. Ce roman vous prend à la gorge dès les premières pages, et vous procure des émotions pures et dures. Le récit est âpre, éprouvant, et surtout noir comme le cauchemar, il s'en dégage une tension hors du commun, jusqu'au dénouement "corral". John Hart est une valeur sûre du thriller noir américain, il est quand même l'un des rares auteurs à avoir remporté deux fois l'Edgar Award, qui est l'équivalent américain de notre grand prix de littérature policière. 

John Hart, Redemption road, JC Lattès, 510 pages, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Laurence Kiefé, sorti en 2016 (Etats-Unis) 2017 (France)

Du même auteur sur ce blog:
L'enfant perdu ; La maison de fer

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