dimanche 16 avril 2017

UN MANIAQUE DANS LA VILLE

JONATHAN KELLERMAN

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Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Frédéric Grellier
Editions Points
Poche 432 pages
Première publication:
2012 (Etats-Unis)
2015 (France)
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Un très bon Kellerman


Un maniaque dans la ville est la vingt-septième enquête du duo de détectives Alex Delaware/Milo Sturgis. Les Sherlock Holmes et docteur Watson des temps modernes: le psy et le flic, qui traquent les meurtriers dans les rues de Los Angeles, depuis maintenant une trentaine d'années. Vingt-sept whodunits qui font la part belle à la psychologie, comme outil pour démasquer les coupables. Normal, l'auteur Jonathan Kellerman a été psychologue avant de se consacrer entièrement à l'écriture. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il en produit des polars. Avec les avantages et les inconvénients que cela comporte. C'est souvent bon, c'est parfois moyen, voire même mauvais. Et c'est parfois aussi très très bon, comme Un maniaque dans la ville. Une formidable enquête pleine de rebondissements.

Nos deux limiers traquent cette fois-ci un redoutable serial killer, qui autopsie lui-même ses victimes. Un tueur sanguinaire qui semble frapper au hasard dans les rues de Los Angeles. Aucune piste, aucun indice. Mais ne vous inquiétez pas, rien ne peut résister longtemps au flair de nos deux détectives en herbe. Jonathan Kellerman tisse encore une fois une toile machiavélique, et signe un whodunit de tout premier ordre. Tout est ici subtilement et efficacement contrôlé. Du grand art, et un régal pour les fans d'Agatha Christie, Arthur Conan Doyle, ou encore Gaston Leroux.

Si vous avez envie de lire un polar sympa, sans prise de tête, bien fichu, bien ficelé, Un maniaque dans la ville est pour vous. C'est du whodunit calibré, à l'américaine, à l'instar des polars de Harlan Coben, ou de John Grisham. La série policière Delaware/Sturgis a encore de beaux jours devant elle. A moins que notre psy préféré commence à se lasser de la cruauté humaine. Plus de trente années passées à affronter le pire de ce que peut produire l'être humain, ça finit par user son homme. Les dernières phrases du roman donnent à penser qu'Alex Delaware est de plus en plus affecté par le mal qui sévit dans les rues de la deuxième plus grande ville des Etats-Unis. Une sorte de lassitude émotionnelle annonciatrice d'une fin de carrière bien méritée ?

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